07 mars 2008

Le tourisme en Russie : un potentiel inexploité

Les ministères et départements russes continuent de faire le bilan de l'année 2007. Cette fois-ci, c'était au tour de Rostourizm, Agence fédérale russe pour le tourisme (AFT).

Au cours du collège organisé lundi dernier, le directeur de l'agence Vladimir Strjalkovski a commencé son discours par une bonne nouvelle: le nombre de Russes qui se sont rendus à l'étranger en 2007 a augmenté de 18% par rapport à l'année précédente. Par la suite, c'est une nouvelle moins réjouissante qu'il a dû annoncer: le flux de touristes étrangers en Russie n'augmente pas, même s'il ne se réduit pas non plus, comme ce fut le cas les années précédentes. Il a diminué d'un quart au cours de ces cinq dernières années. Pourquoi les étrangers ne veulent-ils pas se rendre en Russie?

L'Organisation mondiale du tourisme (OMT) a enregistré un nouveau record l'année dernière: le nombre total de voyageurs s'étant rendus à l'étranger en quête de nouvelles sensations, pour des vacances ou dans le cadre de voyages d'affaires, s'est chiffré à 900 millions, or seulement 20 millions se sont envolés pour la Russie. A titre de comparaison: la France a accueilli 80 millions d'étrangers et la capitale britannique, à elle seule, 18 millions (et ce, sans compter les 12 millions de provinciaux britanniques qui l'ont visitée).

N'est-il pas tentant pour les étrangers de contempler les trésors du Kremlin de Moscou, de marcher le long des quais de Saint-Pétersbourg ou de bronzer sur les plages de Sotchi? Si, à en juger par les résultats des sondages réalisés par les agences de voyages. Mais en réalité, peu de gens peuvent se permettre un voyage en Russie. Par exemple, un circuit de huit jours revient à un Européen à environ 1.500 euros, un prix qui équivaut à un voyage de deux semaines en Chine ou à deux voyages au sein de l'Union européenne.

Les tarifs exorbitants des hôtels russes, surtout dans les deux capitales (Moscou et Saint-Pétersbourg), qui accueillent 80% des touristes visitant la Russie sont la principale raison expliquant des prix si élevés. Pour s'en assurer, il suffit de consulter l'un des sites permettant de réserver une chambre d'hôtel à Moscou. Voici ce qu'on y trouve: Ararat Park Hyatt - 26.000 roubles la nuit (plus de 700 euros), Baltschug Kempinski - 19.600 roubles (plus de 530 euros). Certes, ce sont des hôtels de luxe ("cinq étoiles"), mais les prix des hôtels "trois étoiles" ne sont pas moins impressionnants: Heliopark Empire - 8.100 roubles (220 euros), Holiday Inn - 8.600, Zaria (un hôtel typiquement soviétique pour un public peu exigeant) - 4.500 roubles (122 euros). Notons qu'il s'agit là d'une saison morte sur le plan touristique.

Selon l'OMT, le voyageur occidental moyen est prêt à payer pour une chambre d'hôtel entre 80 et 100 dollars au maximum (soit 1.900-2.400 roubles, 50-65 euros). Mais il est impossible de trouver un hôtel relativement bon marché en Russie. Cependant, un grand nombre d'hôtels ont été construits ces dernières années dans les villes russes: selon certaines estimations, le volume du marché s'élève à 1,7-2 milliards de dollars, avec une croissance annuelle de 20-25%. Mais en raison du coût élevé des terrains et du temps important de retour sur investissement, il est désavantageux de construire des hôtels de classe moyenne, même si la demande pour ce genre d'établissements à Moscou dépasse de 30 fois l'offre.

Les autorités moscovites promettent depuis des années de lancer un programme de construction d'hôtels bon marché. Conformément à leurs ambitieux projets, le nombre de touristes étrangers se rendant à Moscou devrait atteindre 5 millions d'ici deux ans pour se chiffrer à 10 millions de personnes vers 2020. Il est difficile de croire que ces projets puissent être réalisables, si l'on prend en compte qu'à l'heure actuelle, la capitale russe ne compte que 219 hôtels, susceptibles d'accueillir un peu plus de 72.000 personnes.

Cependant, le déficit hôtelier, accompagné de l'augmentation artificielle des prix, ne sont pas les seuls obstacles empêchant la Russie de devenir une grande puissance touristique. S'y ajoutent des restes de l'époque soviétique s'exprimant à travers le comportement inhospitalier du personnel hôtelier, les procédures d'obtention de visa très compliquées, les particularités russes exaspérantes comme le contrôle des passeports, le prix d'entrée des musées - plus élevé pour les étrangers que pour les Russes - la situation criminogène dans les villes russes et, naturellement, les interminables embouteillages et le mauvais état des routes en Russie...
Qui plus est, les Russes ne savent pas organiser les infrastructures nécessaires autour des différents lieux touristiques artificiels ou naturels, à la différence des pays touristiques expérimentés, qui entourent d'hôtels, de restaurants et de magasins débordant de souvenirs tout site un tant soit peu remarquable que l'on peut trouver sur leur territoire.
Or, la Russie regorge d'endroits pittoresques et intéressants, comme par exemple le lac Baïkal, mentionné entre autres lors du collège de Rostourizm. Voilà un vrai cadeau pour le secteur touristique russe, pourrait-on penser. Mais non: cette région gigantesque ne possède que deux hôtels convenables à Irkoutsk et quelques bases touristiques antédiluviennes sur le littoral et dans l'île d'Olkhon. Alors, peut-on s'étonner que cette région - unique pour ses possibilités en matière de loisirs - ait été visitée par seulement 51.800 touristes étrangers l'année dernière?
Les auteurs d'un rapport spécial du Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC), qui analyse l'état de ce secteur en Russie, recommandent au gouvernement de placer l'industrie touristique parmi les priorités de développement. D'après leurs prévisions, si l'Etat parvient à créer des conditions favorables au développement du secteur, la part des recettes provenant du tourisme dans le PIB pourra atteindre 9,1% d'ici 2016. D'après les estimations de Vladimir Strjalkovski, à l'heure actuelle, elle n'est que de 2,5-3%.

Il faut souligner que personne ne sait quelle est la part de ce secteur en réalité. Ceci confirme une fois de plus que l'industrie touristique continue d'être considérée en Russie comme un secteur nécessaire mais néanmoins peu important de l'économie russe, et qui est, bien entendu, loin d'être prioritaire.

Par Maxime Krans, RIA Novosti

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.

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26 février 2008

Les résultats de trafic de janvier pourraient marquer le début d'un ralentissement

Hong Kong – L’Association du transport aérien international (IATA) vient de publier les résultats de trafic pour janvier 2008.

Le trafic passagers international a enregistré une hausse de 4,3 % en janvier 2008 par rapport à janvier 2007, ce qui correspond à une forte baisse par rapport aux 6,7% enregistrés en décembre 2007 et aux 7,4% sur l'ensemble de l'année 2007. La capacité a augmenté de 4,2% et les coefficients d’occupation moyens ont atteint 75,1%. La croissance du trafic cargo reste atone. Elle a atteint 4,5% en janvier, similaire à celle de 4,7% enregistrée entre décembre 2006 et décembre 2007.


Trafic passagers

§ Avec seulement 0,3% de croissance (contre 5,5% en décembre dernier), les compagnies européennes sont celles qui ont enregistré la plus forte baisse et la plus faible croissance parmi toutes les régions. Tandis que le trafic intra-européen reste fort, la plus grosse faille vient du long-courrier. Ceci est largement dû à la force de l'euro par rapport au cours du dollar.

§ Les compagnies d'Amérique du Nord ont enregistré une croissance de 5,0% en janvier pour le trafic international. Le trafic domestique a baissé de 3-4%, les compagnies ayant redéployé la capacité sur les liaisons internationales, plus lucratives. La faiblesse du dollar les ayant rendues plus compétitives, leurs coefficients d'occupations ont été les meilleurs du secteur, à 77,2%.

§ Les compagnies de la région Asie Pacifique ont connu une légère baisse du trafic, qui est passé de +6,2% en décembre à +5,7% en janvier. Malgré la faiblesse de l'économie japonaise, les compagnies aériennes de la région ont bénéficié du renforcement de leur compétitivité en raison de l'euro fort et de l'explosion économique en Inde et en Chine.

§ Les compagnies d'Amérique latine ont continué de bénéficier de la forte reprise (16,9% de croissance en janvier), notamment en raison de la demande émanant de l'Asie et de la poursuite des restructurations.

§ La croissance du trafic des compagnies du Moyen Orient a brusquement ralenti pour se situer à 7,4%, mais ceci semble dû à une faible augmentation de la capacité.

§ Pour le second mois consécutif, la croissance des compagnies d’Afrique a été décevante, avec une croissance de seulement 2,8% malgré une bonne croissance économique régionale.


Trafic cargo

§ La croissance du trafic cargo a été stable en janvier 2008, par rapport à janvier 2007, avec +4,5% enregistrés le mois dernier. Ceci va à l'encontre de la tendance à la baisse observée auprès de plusieurs indicateurs du secteur, notamment au niveau du transport de semi-conducteurs et des niveaux de confiance des entreprises.

§ La croissance de la demande de fret aérien a augmenté deux fois moins que le développement global du commerce, marquant une perte de parts de marché par rapport au transport maritime. Alors que les coûts de carburant ont augmenté de 300% pour les compagnies aériennes entre 2002 et le premier semestre 2007, celui des bateaux a augmenté de 200%. Au cours du dernier semestre 2007, le fossé s'est creusé avec la forte augmentation des prix. Les deux modes de transport connaissent une hausse de 500% des prix du carburant par rapport à 2002. Résultat : le fret aérien a récupéré quelques parts de marché perdues, ce qui a permis de masquer les impacts antérieurs du ralentissement de l'économie américaine.

§ Sur les plus gros marchés de fret, la situation continue de s'améliorer. Les compagnies de la région Asie Pacifique ont enregistré une hausse de la demande de 6,5%, contre 6% en décembre dernier, poussée par l'explosion des économies indiennes et chinoises. Les compagnies européennes ont vu la croissance du trafic cargo s'effondrer, à 0,4%, rencontrant une situation similaire au trafic passagers. La majorité du fret aérien est transporté sur le long-courrier où l'activité a souffert du fort cours de l'euro.

"Les résultats de trafic du mois de janvier montrent que nous nous trouvons peut-être à un tournant. Les résultats sur un mois ne sont pas suffisants pour définir une tendance. Toutefois, le net changement des modèles de croissance de trafic démontre clairement que la crise des crédits aux Etats-Unis impacte de manière négative le transport aérien. Attachez vos ceintures. Nous allons bientôt rencontrer une zone de turbulences !", a déclaré Giovanni Bisignani, Président Directeur Général de l’IATA.

"Il s'agit d'une situation inhabituelle pour le secteur. L'Asie, hormis le Japon, semble forte, alors que l'économie américaine s'affaiblit. Ceci met en évidence le besoin de globalisation du transport aérien. Le système bilatéral périmé et les règles de propriété nationale empêcheront le secteur de répondre aux changements économiques, comme pourrait le faire toute autre industrie. Les compagnies aériennes ne peuvent pas diversifier les risques, donc une partie de l'industrie subira assez directement l'impact de la crise des crédits aux Etats-Unis. Il faut que cela change", a continué Giovanni Bisignani.



Notes :

IATA (Association du Transport Aérien International) représente plus de 240 compagnies aériennes et 94% du trafic international régulier.
Explications des mesures :
o PKT: Passager kilomètre transporté mesure le trafic de passagers
o SKO: Siège Kilomètre Offert mesure la capacité en sièges offerts
o Coefficient d’Occupation : correspond en pourcentage au siège kilomètre offert utilisé. Si on compare 2007 à 2006, on constate un différentiel d’un point du coefficient d’occupation entre les périodes considérées
o TKT: Tonne Kilomètre Transportée mesure le trafic de fret
o TKO: Tonne Kilomètre Offerte mesure la capacité disponible (combinant la capacité sur les avions passagers et tout cargo)
o Les statistiques de IATA couvrent le trafic aérien international régulier ; le trafic domestique n’est pas compris.
o Tous les chiffres sont prévisionnels et représentent un total obtenu au moment de la publication plus une estimation des données manquantes.
o Les parts de marché concernant le trafic passagers international en PKT sont comme suit : Europe 34,0%, Asie Pacifique 31,8%, Amérique du Nord 18,8%, Moyen Orient 8,0%, Amérique Latine 3,7%, Afrique 3,1%.
o Les parts de marché concernant le trafic cargo international en TKT sont comme suit : Europe 25,9%, Asie Pacifique 46,1%, Amérique du Nord 17,2%, Moyen Orient 7,4%, Amérique Latine 2,2%, Afrique 1,1%

Contact:
Anthony Concil
Director, Corporate Communications
T – +41 22 770 2967
corpcomms@iata.org

Karine Foraud (Hereban)
T – 01 44 55 34 03

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08 février 2008

SkyEurope : résultats de janvier 2008‏

SkyEurope a transporté 227,051 passagers en janvier 2008 et enregistré un coefficient d’occupation en hausse de 23,4% par rapport à janvier 2007.

Paris, le 8 février 2008 - SkyEurope Airlines a transporté un total de 227,051 passagers en janvier 2008, en hausse de 23,4% par rapport au même mois de l’année dernière. SkyEurope a en outre amélioré son coefficient d’occupation, en augmentation de 58,4% dû notamment à une augmentation de 53,4% d’occupation des sièges. Cette hausse est intervenue grâce à une meilleure exploitation du nouvel appareil Boeing 737-700NG.
Entre janvier 2007 et janvier 2008, la compagnie a transporté 3,618,074 passagers, en hausse de 29,4% par rapport à la même période de l’année précédente. Le coefficient d’occupation a progressé de 2,5 points sur les 12 derniers mois, pour s’établir à 78,3%.


Point fort du mois de janvier 2008

SkyEurope Airlines a entamé une collaboration avec Czech Railways devenant ainsi la première compagnie aérienne low cost à coopérer officiellement avec une compagnie ferroviaire. Cela permettra de rendre plus facilement accessible les vols aux passagers voyageant sur SkyEurope Airlines et n’habitant pas la capitale tchèque.

SkyEurope Airlines est la principale compagnie aérienne à bas tarifs vers Vienne, Prague et Bratislava. Elle offre parmi les meilleurs taux de ponctualité en Europe. La compagnie dispose de la flotte la plus jeune en Europe (des appareils de moins d’un an) avec 14 tout nouveaux Boeing 737-700 NG. C’est l’une des compagnies les plus concernées par la protection de l’environnement en Europe.
Au cours des douze derniers mois, la compagnie a transporté plus de 3,5 millions de passagers.
La compagnie propose des vols au départ d’Orly vers Bratislava, Prague et Vienne.
SkyEurope Airlines est cotée à la bourse de Vienne et de Varsovie depuis le 27 septembre 2005.



Pour plus d’informations consulter le site www.skyeurope.com.

Source : Lise Pontvianne, Hereban

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04 février 2008

IATA : la forte croissance du trafic de 2007 va ralentir

Genève – La forte croissance de trafic de 2007 va ralentir. La crise des crédit et le prix du pétrole pèsent sur le trafic. L’Association du transport aérien international (IATA) vient de publier les résultats de trafic pour l'ensemble de l'année 2007, dont les principaux points sont les suivants :

Trafic passagers

§ Le trafic passagers international a enregistré une hausse de 7,4 % sur l'ensemble de l'année 2007, en nette augmentation par rapport aux 5,9% de 2006.

§ Le trafic a enregistré une hausse de 6,7 % en décembre 2007, en baisse par rapport aux 9,3% de novembre. Ceci est la conséquence de l'inflation et des incertitudes économiques qui se sont accrues en décembre.

§ Les coefficients d’occupation moyens ont atteint le record de 77,0% en 2007, en augmentation par rapport aux 76,0% enregistrés en 2006 et aux 75,1% de 2005. Cette tendance à la hausse devrait se figer en 2008. La hausse de trafic devrait ralentir à 5% tandis que la capacité devrait augmenter de 5,2%.

§ Les résultats régionaux pour l'année 2007 sont mitigés.
Les compagnies du Moyen Orient ont enregistré une hausse de trafic de 18,1%, maintenant une tendance de croissance à deux chiffres amorcée depuis quatre ans. Cette région est celle qui a enregistré la plus forte hausse. Ceci est dû à une économie régionale forte, l'impact de sa richesse pétrolière, aux augmentations de capacité et à l'inauguration de nouvelles liaisons.
Les compagnies d'Amérique Latine ont enregistré une hausse de trafic de 8,4% qui résulte des restructurations réalisées dans la région – un très bon rétablissement par rapport à la baisse de 2,4% de 2006.
Les compagnies africaines ont enregistré une hausse de trafic de 8% reflétant la forte croissance économique et la libéralisation réussie du marché dans certaines parties du continent.
Les compagnies de la région Asie Pacifique ont enregistré une croissance de 7,3%, similaire à la moyenne globale. Elle marque la continuation de la forte expansion économique chinoise et indienne, qui rend les voyages en avion accessibles à de nouveaux gros marchés.
Les compagnies européennes ont enregistré une augmentation de 6,0% en 2007, contre 5,3% en 2006, due à la stabilité de la croissance économique et au lancement de nouvelles liaisons long-courriers vers l'Asie et le Moyen-Orient.

Les compagnies d’Amérique du Nord ont enregistré une hausse de trafic de 5,5% en 2007. Elle est sensiblement identique à celle enregistrée en 2006, de 5,7%, à l'époque où les compagnies de la région transféraient leur capacité sur les marchés internationaux, plus lucratifs.


Trafic cargo

§ Le trafic cargo international a enregistré une hausse de 4,3% en 2007. Ce niveau est légèrement inférieur à celui de 2006 (+4,6%), et bien en deçà de la tendance de +7-8% notée ces dernières années.

§ Le trafic cargo a augmenté de 4,7% en décembre 2007, en hausse par rapport aux 3,5% de novembre. Ce résultat est largement dû à des facteurs temporaires liés à la fin de l'année.

§ L'année s'annonce encore difficile pour le secteur. Le trafic devrait ralentir au premier semestre 2008, avant de repartir pour parvenir à une croissance de 4-4,5% prévue pour 2008.

§ Les compagnies du Moyen Orient ont dominé toutes les régions en 2007, avec une hausse du trafic cargo de 10,1%, malgré tout en forte baisse par rapport aux 16,1% enregistrés en 2006. Les compagnies d'Asie Pacifique, qui représentent 45% de l'ensemble du trafic international, ont enregistré une hausse de 6,5% en 2007, conduite par une forte croissance dans plusieurs secteurs économiques de la région.

"La forte croissance du trafic passagers, qui s'est élevée à 7,4% en 2007, a été l'un des facteurs essentiels dans les 5,6 milliards de dollars de bénéfices enregistrés par le secteur en 2007 – les premiers depuis 2000 », a expliqué Giovanni Bisignani, Président Directeur Général de l’IATA. « Mais il n'y a pas eu que des bonnes nouvelles. Le fret aérien a ralenti à +4,3%, soit moins que les 4,6% enregistrés en 2006. Sa croissance est également inférieure à celle du commerce international (+7,5%), et illustre le manque de compétitivité du transport aérien par rapport au maritime ».

« Malgré l'ambiguïté causée par la forte croissance du trafic passagers, accompagnée par un trafic cargo moins vigoureux, 2007 a été la meilleure année depuis longtemps. Mais les résultats de 2008 ne seront pas aussi bons. Les prix du pétrole sont plus élevés que jamais. L'incertitude économique qui accompagne la crise des crédits aux Etats-Unis s'amplifie. Et le ralentissement du trafic passagers en décembre 2007 ouvre la tendance pour les mois à venir. Dans un environnement difficile, la litanie reste la même : tout est question de performance », a ajouté Giovanni Bisignani.
Les résultats de 2007 peuvent être consultés en cliquant sur le lien http://www.iata.org/pressroom/facts_figures/traffic_results/2008-01-31-01.

Notes :
IATA (Association du Transport Aérien International) représente plus de 240 compagnies aériennes et 94% du trafic international régulier.
Explications des mesures :
o PKT: Passager kilomètre transporté mesure le trafic de passagers
o SKO: Siège Kilomètre Offert mesure la capacité en sièges offerts
o Coefficient d’Occupation : correspond en pourcentage au siège kilomètre offert utilisé. Si on compare 2007 à 2006, on constate un différentiel d’un point du coefficient d’occupation entre les périodes considérées
o TKT: Tonne Kilomètre Transportée mesure le trafic de fret
o TKO: Tonne Kilomètre Offerte mesure la capacité disponible (combinant la capacité sur les avions passagers et tout cargo)
Les statistiques de l'IATA couvrent le trafic aérien international régulier ; le trafic domestique n’est pas compris.
Tous les chiffres sont prévisionnels et représentent un total obtenu au moment de la publication plus une estimation des données manquantes.
Les parts de marché concernant le trafic passagers international en PKT sont comme suit : Europe 34,0%, Asie Pacifique 31,8%, Amérique du Nord 18,8%, Moyen Orient 8,0%, Amérique Latine 3,7%, Afrique 3,1%.
Les parts de marché concernant le trafic cargo international en TKT sont comme suit : Europe 25,9%, Asie Pacifique 46,1%, Amérique du Nord 17,2%, Moyen Orient 7,4%, Amérique Latine 2,2%, Afrique 1,1%.

Contact:
Anthony Concil
Director, Corporate Communications
T – +41 22 770 2967
corpcomms@iata.org

Source : Karine Foraud (Hereban.fr)

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VARIG redéfinit sa stratégie à l’international

VRG Linhas Aéreas S.A., qui opère la marque VARIG, vient d’annoncer des changements dans sa stratégie à l’international. Les mesures prises ont pour objectif d’optimiser le réseau de la compagnie et d’améliorer son efficacité ainsi que la qualité de ses services.

Début mars 2008, la compagnie concentrera son réseau long-courrier entre le Brésil et l’Europe sur deux destinations existantes et proposera des vols en correspondance vers d’autres villes grâce à ses partenaires. VRG opèrera des vols sans escale en Boeing 767-300ER vers l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle à Paris, où elle garde un accord interline avec Air France-KLM, et vers l’aéroport international Barajas à Madrid, où elle a des accords de partage de code avec Air Europa et un accord interline avec Iberia.

VRG cessera d’assurer ses vols sans escale à destination de Londres le 2 mars et ceux vers Francfort et Rome le 30 mars 2008. Les clients de VRG pourront continuer à voyager entre le Brésil et les principales villes en Europe, en Asie, en Afrique et au Moyen Orient grâce à ses compagnies partenaires.

Sur le réseau domestique, un nouveau réseau de destinations a été mis en place afin de proposer des horaires et fréquences adaptés aux hommes d’affaires. Il reliera les principaux centres d’affaires et touristiques, bénéficiant du retour des vols en correspondances à l’aéroport Congonhas de Sao Paulo. La compagnie a récemment inauguré plusieurs nouvelles liaisons – Porto Alegre-Brasília, Belo Horizonte (Confins)-Rio de Janeiro (Galeão) et Belo Horizonte (Confins)-Brasília – qui seront toutes opérées en Boeing 737 Nouvelle Génération. “D’ici à la fin de l’année, notre objectif est de remplacer notre flotte de Boeing 737-300 par des Boeing 737-700 et 737-800, plus modernes, efficaces, économiques et confortables”, a expliqué Murilo Barbosa, Directeur Marketing de VRG.

Les clients titulaires de billets au départ des liaisons suspendues peuvent obtenir des informations supplémentaires sur le site institutionnel de VRG (http://www.varig.com/) ou celui du programme de fidélisation Smiles.

La compagnie continuera d'opérer des vols quotidiens vers l'Argentine, le Chili, la Colombie, le Venezuela et le Mexique et prévoit d'inaugurer des liaisons vers les Etats-Unis courant 2008. Les vols à destination du Mexique et du Chili sont actuellement opérés en Boeing 767. Ce sera bientôt aussi le cas pour les liaisons vers la Colombie et le Venezuela. L'objectif est d'offrir un plus grand confort et une classe affaires de qualité aux passagers.

A propos de VARIG
VRG Linhas Aéreas S.A., qui a été achetée par GOL Linhas Aéreas Inteligentes S.A. (GLAI) en mars 2007, propose 120 vols quotidiens vers 14 destinations brésiliennes: Belo Horizonte, Brasília, Curitiba, Fernando de Noronha, Florianópolis, Fortaleza, Manaus, Porto Alegre, Recife, Rio de Janeiro (aéroports Santos Dumont et Tom Jobim), Salvador et São Paulo (aéroports Congonhas et Guarulhos).
VRG propose également 30 vols quotidiens vers neuf destinations internationales en Amérique du Sud et en Europe : Buenos Aires, Bogotá, Caracas et Santiago en Amérique du Sud; ainsi que Francfort (jusqu'au 30 mars 2008), Londres (jusqu'au 2 mars 2008), Paris et Rome (jusqu'au 30 mars 2008), en Europe.
La compagnie opère actuellement une flotte composée de 25 Boeing.

Réservations et renseignements :
http://www.varig.com/ - 01 70 48 00 58

Source : Karine Foraud (Hereban.fr)

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10 octobre 2007

Kuoni France rêve d'une vingtaine d'agences nouvelle génération

Vendredi dernier, à l'occasion d'un bref passage sur la Côte d'Azur, Emmanuel Foiry, président de Kuoni France, a visité les locaux de ce qui pourrait bientôt être le "nouvel espace Kuoni" à Nice.

Situé juste en face de la "Cité des Voyageurs" espace de vente du groupe Voyageurs du Monde, les locaux en question semblent plaire à la direction du TO qui rêve à terme, de compter une vingtaine d'Espaces Kuoni en France. Après celle de la rue Mabillon (6e arrondissement de Paris) inaugurée en 2004, le TO a ouvert Strasbourg en 2005, puis Toulouse en 2006 et enfin Lille cette année. Avant la fin du mois de décembre, la filiale du groupe suisse disposera d'une autre agence nouvelle génération à Paris, avenue Victor Hugo dans le 16e arrondissement. L'année prochaine, Kuoni adoptera également le concept à Nantes, puis à Nice. Suivront les villes de Lyon et de Bordeaux en 2009. A l'horizon 2010, Grenoble aussi aura son "Espace Kuoni". Plus que de simples agences, ces univers design et contemporains invitant indéniablement aux voyages et à la découverte vont au delà de la vente de voyage. Le TO y propose en effet, toute une gamme de produits dérivés : livres, guides, sacs de voyages, serviettes de bains, thés et musiques du monde...



Source : Quotidien du Tourisme

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07 octobre 2007

Nouvelles Frontières lance une offensive et vise la rentabilité en 2008

Le groupe fondé par Jacques Maillot fête ses 40 ans d'existence. A cette occasion, Jean-Marc Siano, le président de Nouvelles Frontières affiche ses ambitions pour 2008.

Le groupe Nouvelles Frontières a emmené 500 clients pour passer 24 heures à Marrakech au Maroc. Une opération destinée à fêter les quarante ans d'existence de ce voyagiste emblématique. 500 personnes car le premier voyage organisé de cette marque avait pour destination la ville royale marocaine et coutait 500 francs de l'époque.

Cette journée d'anniversaire est également l'occasion pour Nouvelles Frontières, filiale du groupe allemand TUI (qui vient de fusionner avec le britannique First Choice) de présenter sa stratégie à court terme. Jean-Marc Siano a confirmé son objectif de retour à la rentabilité à partir de 2008.

Le voyagiste a dégagé une perte opérationnelle de 30 millions d'euros en 2006. Une amélioration est prévue pour 2007 mais elle n'est pas chiffrée et pour le moment, le dirigeant se contente d'expliquer que 2007 sera une année de transition.

Mais sans attendre le retour dans le vert des chiffres, Nouvelles Frontières multiplie les développements. Comme nombre de voyagistes en France, Nouvelles Frontières veut combler son retard sur Internet. Bien que novateur très tôt sur ce canal de vente, le web ne représente que 9 % de ses ventes en 2006 et cette part devrait être portée à 15 %en 2007. Mais l'objectif est d'atteindre le seuil de 20 % "dans les prochaines années".

Le développement des ventes en lignes n'empêche pas Nouvelles Frontières de porter son attention sur son réseau d'agences de voyage classiques. "46 % de nos clients sont originaires de zones qui ne sont pas couvertes par une agence Nouvelles Frontières", souligne Jean-Marc Siano. Ce réseau constitué d'agences en propres et de franchisés comptes 236 points de ventes. Sa taille idéale est estimée à 350 agences.

De plus, Nouvelles Frontières veut également multiplier les ouvertures sur la marque Havas Voyages racheté en mars 2005. Développée uniquement en franchise, elle compte 130 boutiques et vise toujours le cap des 200 implantations.

Nouvelles Frontières mise également sur son produit phare, les hôtels-club à sa marque Paladien. Le groupe compte 26 hôtels de gamme quatre étoiles dans son catalogue et il annonce 30 Paladien dès 2008. Parallèlement, le groupe va développer une formule d'hôtels-club à prix plus compétitifs destinés notamment à contrer la montée en puissance d'opérateurs tels que Look Voyages avec ses Lookéa. Six premiers hôtels ouvriront cet hiver à la marque Koudou.

Cette phase de développement intervient alors que les ventes sont orientées à la hausse. Après une hausse de 2,3 % de ses ventes cet été dans un marché du voyages globalement stable en France, Nouvelles Frontières table sur une croissance de 4 % de ses ventes sur l'ensemble de 2007, après 1,167 milliard d'euros de chiffres d'affaires en 2006. Cette amélioration de l'activité est l'un des leviers de l'amélioration des comptes.

Mais le retour à la rentabilité aura également pour moteur une meilleure gestion de l'affrètement aérien. Les capacités de la compagnie aérienne maison, Corsair Fly, ont été réduites de 11 % durant l'été 2006 en passant de 9 à 8 avions. Cette dernière a désormais pour vocation de développer des lignes régulières, à l'exemple de la desserte vers l'île Maurice ou les Antilles, au détriment de son offre purement charter. De plus, Corsair a réduit ses disponibilités pour les tour-opérateurs concurrents.

Reste que la visibilité à moyen terme reste réduite. En effet, le rapprochement des majors européens du voyages TUI et First Choice met dans les même mains deux acteurs majeurs sur le marché français : Nouvelles Frontières qui compte 1,6 million de clients par an et le champion du voyages low-cost Marmara qui dépasse le million de clients. Des synergies sont en cours d'études entre les deux groupes et leurs filiales françaises devraient être concernées à terme. Pour quelque temps encore, les deux entreprises mènent des vies distinctes.

Source : La tribune.fr
Héléna Dupuy

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09 août 2007

Star Alliance offre 10% de réduction sur tous les billets Tour du Monde en classe économique

Dans le cadre de son 10ème anniversaire, Star Alliance propose à ses passagers une réduction de 10% sur tous les billets Tour du Monde en classe économique achetés au plus tard le 30 septembre 2007.

Avec un billet Tour du Monde, les passagers peuvent créer leur propre itinéraire pour parcourir le globe, en allant soit vers l’est, soit vers l’ouest, à bord d’un des 16 000 vols assurés chaque jour par les 17 compagnies membres de l’alliance vers 855 destinations dans 155 pays. Les voyageurs peuvent choisir parmi trois niveaux tarifaires couvrant des parcours allant jusqu’à 29 000 miles, 34 000 miles et 39 000 miles. Ainsi pourront-ils visiter entre trois et quinze destinations différentes. Un tarif est également disponible pour les voyages de 26 000 miles maximum, autorisant trois à cinq escales.
La réduction spéciale de 10% appliquée pendant les mois d’août et septembre est répercutée sur le prix des billets affichés dans les systèmes de réservation. Les billets peuvent être réservés et achetés dans une agence de voyage ou auprès de l’une des 17 compagnies membres de Star Alliance.

Les membre de Star Alliance sont : Air Canada, Air New Zealand, ANA, Asiana Airlines, Austrian, bmi, LOT Polish Airlines, Lufthansa, Scandinavian Airlines, Singapore Airlines, South African Airways, Spanair, SWISS, TAP Portugal, THAI, United et US Airways.

Pour planifier leurs voyages, les clients ont la possibilité d’utiliser la Calculatrice Tour du Monde de Star Alliance. Cet outil est disponible en ligne sur le site Internet de Star Alliance : www.staralliance.com/rtwmc

La Calculatrice de Miles pour les Tours du Monde permet aux voyageurs ou aux agences de voyages d’établir des itinéraires complets autour du monde, en conformité avec les règles d’application des tarifs. Une fois le voyage planifié, l’itinéraire pourra être transmis au centre de réservations d’une des compagnies membres de Star Alliance, pour être ensuite imprimé puis faxé à une agence de voyage qui se chargera de la réservation et de l’émission des billets ou tout simplement sauvegardé sur l’ordinateur, pour un usage ultérieur.
Star Alliance propose également des tarifs Tour du Monde en première classe et en classe affaires. Ces billets seront réservés à leurs tarifs habituels et ne font pas partie de la promotion spéciale 10ème anniversaire de Star Alliance.

Au sujet de Star Alliance : Star Alliance a été créée en 1997. Elle a été la première alliance aérienne à offrir à ses passagers un réseau mondial et une expérience unique grâce à la simplification des voyages. Star Alliance a été élue Meilleure Alliance Aérienne par Business Traveller Magazine en 2003 et 2006 et par Skytrax en 2003, 2005 et 2007. Les membre de Star Alliance sont : Air Canada, Air New Zealand, ANA, Asiana Airlines, Austrian, bmi, LOT Polish Airlines, Lufthansa, Scandinavian Airlines, Singapore Airlines, South African Airways, Spanair, SWISS, TAP Portugal, THAI, United et US Airways. Les compagnies régionales Adria Airways (Slovénie), Blue1 (Finlande), et Croatia Airlines enrichissent également le réseau de l’alliance. Air China, Shanghai Airlines et Turkish Airlines ont été acceptées comme futurs membres et devraient rejoindre l’alliance prochainement. Au total, les compagnies membres assurent plus de 16.000 vols chaque jour vers 855 destinations dans 155 pays.

Le site : http://www.staralliance.com

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